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vendredi, 12 septembre 2008

Pendent en ce temps

Les fumeurs tapinent devant les façades, les infidèles baisent les pieds des empereurs, les lanternes se déshabillent des étoiles, les demeures blanches espèrent une couleur, les libertés privées encaissent un autre éternel, les prénoms cherchent ceux à naître, les noms s’échangent pour mieux renaître.

Les safaris se visent, les orphelins se divisent, les idoles déballent, les balles dans les icônes, les prises en main, les mains éprises, les yeux en clins, les terres promises, les indifférences aux enclaves, les entraves aux différences …

Et moi qui t’oublie.

Pendent en ce temps nos cadavres exquis, qui sèchent aux vents, sentent l’infini. À perte de vue les maux tricotent des phases, au mélange des propos se confond le paysage.

« Le monde n’est qu’une branloire pérenne » (Montaigne)

M.R.

Commentaires

Et les temps dansent sur la mélodie des phrases terminales...

(sublime texte)

Ecrit par : Tant-Bourrin | vendredi, 12 septembre 2008

La mort, et tu ris, te salue, Dante !

Ecrit par : Saoulfifre | vendredi, 12 septembre 2008

Classe.

Ecrit par : Echine | vendredi, 12 septembre 2008

La vie vaguement motivée, par les mots voguant sur les vagues de la vie.

Ecrit par : Le coq hardi | vendredi, 12 septembre 2008

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