mardi, 04 novembre 2008

Baillon aux corneilles

Je titube, m’affaisse et tombe.
Dans la chair ça fait plein de petits tessons, des bouts de freins, des miettes de gangrène. La brûlure glousse à chaque pas, les ankyloses défèquent les gestes en croix.
Leurs mots, leurs yeux, leurs bombes.

Pourquoi ne cries-tu pas pour moi ?

Je vacille, me plie, m’effondre.
Dans la tête ça fait plein de lopins en ruine, des gouttes de poison, des germes de ronces. La plaie enivre tous les rêves, les perfusions vomissent les gorges de sèves.
Leurs buts, leurs gains, leurs escomptes.

Pourquoi ne cries-tu pas pour moi ?

Je bascule, me courbe, m’allonge.
Je me meurs de ce que tu n’imagines pas, de ce que tu sais, de ce que tu dénonces.

Alors dis-moi, toi qui remontes ton col, croises les bras, m’embrasses, dis le moi.
Pourquoi ne cries-tu pas pour moi ?

M.R.

Commentaires

Parce que le vent a moulu le grain de nos voix...
Parce que c'est à l'avide, à l'amer...
Parce que le vain est tiré...
Parce que...

Ecrit par : Tant-Bourrin | mardi, 04 novembre 2008

Que voila de beaux mots, pour des maux pas beaux!!
... J'ai envie de crier!!

Ecrit par : Le coq hardi | mardi, 04 novembre 2008

Parce que ...
http://www.coleresessentielles.com/commentaires/parceque....jpg

Ecrit par : Petit fantôme | mercredi, 05 novembre 2008

antilope cille,

inspire .

Ecrit par : chapel | vendredi, 12 décembre 2008

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